Auteur : imago

Publié le 08/12/2017 dans Dessin technique

Aspirer à une carrière dans le dessin industriel!

Pour choisir de se lancer dans une carrière de dessinateur, il faut bien plus que de savoir dessiner. Le dessin industriel, c’est beaucoup plus que de reproduire graphiquement un produit. Le dessinateur est, sans aucun doute, un important pilier d’une entreprise. Il est le pivot entre la demande du consommateur et la réalisation d’un projet. Par contre, connaître du succès à titre de dessinateur ne se fait pas en claquant des doigts, ça requiert du temps, de la proactivité, de la réflexion, de la curiosité et de la passion!

Le profil d’un bon dessinateur

Pour être un dessinateur compétent, il faut d’abord et avant tout savoir écouter ses clients pour s’assurer de bien comprendre leurs besoins et leurs attentes. Il faut penser aux gens qui vont utiliser nos dessins, penser à la faisabilité de nos concepts et à l’installation, à la propreté de nos dessins et aux informations en lien avec ce qu’on dessine.

Il faut également avoir un bon esprit de synthèse, c’est-à-dire, une capacité à résumer les discussions liées au mandat, soient les demandes du client, les conseils des ingénieurs, et autres, afin de concevoir un produit de qualité.

Pour être un bon dessinateur, il faut être curieux, minutieux et patient. Il faut être passionné et à l’affût des tendances du domaine. Il faut aimer s’informer, faire des recherches et s’outiller. Il faut savoir se remettre en question afin de proposer des solutions novatrices et toujours voir comment on pourrait ajouter de la valeur à un projet. Un bon dessinateur doit aussi éviter de se concentrer uniquement sur la tâche qu’il fait, mais bien toujours garder en tête le projet en entier.

Un dessinateur connaisseur n’a pas peur de désassembler une pièce, un produit. Il s’assure de bien comprendre comment chaque pièce est assemblée et pourquoi, techniquement parlant, l’assemblage a été fait ainsi.

Enfin, un bon dessinateur travaille aussi bien en équipe que seul. En équipe lorsque vient le temps de reconnaître, comprendre les besoins des gens, communiquer de manière efficace, poser les bonnes questions et proposer des solutions. Seul lorsque vient le temps de dessiner un concept dans lequel il doit considérer tous les éléments compris dans les fiches techniques et les appliquer afin d’en faire un document le plus complet possible.

Les études requises

Plusieurs formations peuvent mener à une carrière dans le dessin industriel. Un DEP en dessin industriel ou une formation collégiale technique sont différents chemins qui peuvent vous mener à ce type de profession. Ces différentes formations vous permettent d’acquérir les compétences de bases requises pour exercer le métier. Toutefois, en dessin industriel, une formation spécifique est toujours nécessaire pour se familiariser avec le domaine, le langage et le fonctionnement. D’autant plus que le métier de dessinateur demande un apprentissage continuel, une mise à jour constante des connaissances en fonction de l’évolution et de l’innovation.

Publié le 20/10/2017 dans Carrières, Nouvelles de l'entreprise, Nouvelles de l'industrie

Encore besoin d’un patron dans votre entreprise?

À la suite de leur participation au congrès annuel du Groupement des chefs d’entreprise du Québec, Vincent et Marco, propriétaires de RG Dessin Industriel, ont choisi instinctivement de revoir leur modèle d’affaires et de passer à celui d’une entreprise libérée. Une initiative novatrice visant, étonnamment, d’abord et avant tout à obtenir une meilleure profitabilité pour tous, mais également :

  • une meilleure autonomie des gens;
  • une meilleure compréhension de l’impact des décisions;
  • l’usage du plein potentiel des gens à l’interne;
  • l’élimination des tâches non productives des gestionnaires.

Fonctionnement d’une entreprise libérée

Ce nouveau virage, mis en place au tout début de l’été, permet une liberté d’action, mais aussi d’expression pour chacun des membres de l’entreprise. Il fait également preuve de la confiance des « dirigeants » envers ses employés. Le contrôle et la surveillance sont de plus en plus extraits du quotidien. La hiérarchie, le rapport de « force », est de moins en moins percevable. Tous les membres font désormais partie des décisions, selon leur intérêt pour un sujet en question. Cela accentue le sentiment d’appartenance des employés, en plus de les motiver à s’impliquer et à partager leurs idées.

La réponse à la question : encore besoin d’un patron? Eh bien, c’est plutôt son rôle qui change! Les dirigeants agissent maintenant à titre d’accompagnateurs dans la prise de décisions, étant ouverts à toutes propositions. « Nous sommes les gardiens des valeurs fondamentales de l’entreprise et nous veillons à ce que rien n’aille à l’encontre de celles-ci », mentionne Vincent. « Ce modèle de travail n’impose aucunes règles à suivre, c’est aux membres de choisir comment ils l’appliquent. Il évolue en fonction de l’avis des gens et de leur implication, gardant toujours en tête la profitabilité et la fonctionnalité de l’entreprise. La différence majeure est au plan des chiffres, soit tout ce qui concerne les salaires, les dépenses, la charte salariale, la facturation, les objectifs de ventes et autres. C’est comme un grand livre ouvert. », poursuit-il. Par exemple, les employés ont voté une entente salariale, qui est équivalente ou supérieure au marché, et désormais, tous les employés connaissent le salaire des autres employés. « Ce sont même eux qui déterminent notre salaire », dit Marco. Chaque membre a un salaire fixe, et dans le cas où l’entreprise connaît des gains, ces derniers sont partagés au prorata, ce qui est évidemment un incitatif pour tous à s’impliquer dans les décisions et à s’investir dans l’entreprise.

Un principe visionnaire

D’après les dirigeants de RG, ce modèle correspond aux tendances actuelles et de demain. Selon eux, le développement et la croissance d’une entreprise nécessitent la transparence, et ce, même au niveau des chiffres. Cette réalité est courante depuis environ 60 ans en Europe et est grandissante au Québec. D’autres entreprises ont pris ce virage dans la Beauce, notamment Régitex et Produits Métalliques Bussières. Mis en place de manière spontanée, ce modèle amène déjà des gains, après 4 mois d’application, et beaucoup de potentiel est encore envisageable.